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acipenser baeri

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L’acipenser baerii est actuellement le seul esturgeon autorisé à l’élevage en France.

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La pollution menace les esturgeons chinois  12/09 Nouvel Obs

L’esturgeon chinois, qui survit depuis plus de 140 millions d’années, est l’un des animaux les plus protégés en Chine. Mais les chercheurs du pays affirment qu’un composé chimique polluant le fleuve Yangtsé pourrait être la cause de malformations et du déclin des populations d’esturgeons.esturgeon en chine

Dans l’article publié dans Proceedings of the National Academy of Sciences, les scientifiques expliquent qu’ils ont retrouvé dans le Yangtsé de jeunes esturgeons au squelette déformé ou avec un oeil manquant. Ils mettent en cause le triphénylétain, une substance chimique courante utilisée en industrie ou en agriculture comme fongicide, qui polluerait cette rivière.Pour l’étude, les scientifiques ont prélevé des esturgeons de 2 ou 3 jours dans une zone de 40 km en aval du barrage des Trois Gorges. Ils ont apporté les poissons dans un laboratoire de Jingzhou dans la province de Hubei pour les analyser. 6,3 % auraient éclos avec des malformations et dans 1,2 % des cas, il manquait un oeil, ou les deux, à l’animal. Dans le passé, les scientifiques pensaient que la restriction de leur habitat due à la construction de barrages sur le Yangtsé (46 barrages déjà construits ou en projet) causait le déclin des populations d’esturgeons. En 2005, selon Wang Xihua, du ministère de l’Agriculture et de la Pêche, la recherche avait montré que les barrages, plutôt que la pêche intensive ou la pollution, étaient la cause du déclin des ressources halieutiques. Mais la nouvelle étude montre que la pollution a en fait un impact important et affecte la survie des esturgeons. Et ces derniers ne sont pas les seuls en danger à cause des barrages et de la pollution du Yangtsé : depuis des années, les experts soulignent que d’autres espèces telles que les dauphins du Yangtsé, le marsouin aptère, et l’alligator seraient menacées par le barrage des Trois Gorges.

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Le mercure pisté à Cazaux

On n’est pas dans le couloir rhodanien de la chimie. Ni sur le cours aval de la Seine. Difficile d’imaginer qu’on est cerné par les polluants quand on risque un orteil dans l’étang de Cazaux et Sanguinet, une des pièces de choix du chapelet des grands lacs d’eau douce girondins et landais abrités derrière le cordon dunaire…Le résultat obtenu par le labo AD Scientifique a fait apparaître un taux de mercure de 0,84 mg par kilo de poisson frais. Ce n’est pas une bonne nouvelle. Le mercure est un métal lourd hautement toxique. Le taux relevé n’est pas terrifiant. Mais il est proche de la limite tolérée par les normes européennes pour les seuls poissons prédateurs, les autres ne devant pas dépasser un taux de 0,5 mg par kilo frais. Il y avait bel et bien du mercure en quantité non négligeable dans ce fameux brochet...À la Direction départementale des affaires sanitaires et sociales (DDASS) de la Gironde, on indique que l’eau de l’étang de Cazaux et Sanguinet est parfaitement dans les clous …(protectionnisme aveugle ?)  Ce résultat est d’autant plus important que la ressource est puisée et traitée pour alimenter les réseaux d’eau potable des villes de Biscarrosse, Arcachon et La Teste-de-Buch…. (sud-ouest 8/12/09)

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La pêche intensive entrainant la raréfaction de l’esturgeon sauvage et la pollution habituelles de l’eau dans laquelle il vit nous amène à réfléchir sur l’intérêt de l’élevage en pisciculture. Le braconnage et la construction de barrages autour de la mer Caspienne augmente la rareté.

Le caviar sauvage que l’on a pu gouter il y a quelques années, est un fort concentrateur de contaminants.

cites.org

Des études menées sur les esturgeons dans différents cours d’eau, dans les années 1980 et au début des années 1990, ont mis en évidence des concentrations d’arsenic, de mercure, de métabolites du DDT, de toxaphène, d’hydrocarbures polycycliques aromatiques (HAP) et d’hydrocarbures aliphatiques suffisamment élevées pour que l’on s’en inquiète. L’impact général de ces contaminants est difficile à déterminer et varie probablement selon le bassin fluvial…

Les activités industrielles et forestières et les pratiques agricoles, la mise en valeur et l’urbanisation de la zone côtière ainsi que d’autres activités anthropiques affectent la qualité de l’eau dans les systèmes riverains . Les activités industrielles peuvent déverser des polluants, changer la température de l’eau  et les taux d’oxygène dissout et enrichir l’eau avec des matières nutritives. Les pratiques forestières et agricoles entraînent souvent une érosion, l’injection d’engrais, d’herbicides, d’insecticides et d’autres produits chimiques dans les systèmes aquatiques par le ruissellement et favorisent l’enrichissement de l’eau et la modification du débit. La mise en valeur et l’urbanisation des zones côtières entraînent le ruissellement des eaux de pluie, créent des sources de pollution diffuses.

Etats Unis :

Il est probable que la pollution constitue une menace pour l’espèce dans une bonne partie de l’aire de répartition. Ruelle et Henry ont découvert que les poissons et les oeufs (corps entier) accumulent des concentrations élevées de contaminants. Au début des années 1990, les oeufs des femelles de S. platorynchus du Montana contenaient des  10, concentrations de sélénium de62 mkg/g, suffisamment importante pour faire échouer la reproduction. La concentration d’organochlorés dans les tissus était également élevée (jusqu’à 199 mkg/g) et a poussé l’état du Missouri à publier une mise en garde contre la consommation d’oeufs et de viande d’esturgeons du Missouri et du Mississippi pour la santé humaine. En outre, les états de l’Illinois, de l’Indiana, du Kansas, du Kentucky et du Dakota du Nord ont déjà émis des avis sur la consommation de caviar de spatules et/ou d’esturgeons capturés dans certaines masses d’eau en raison d’une contamination au PCB, chlordane et mercure (2001).

Azerbaïdjan – Daghestan – Géorgie – Iran – Kazakhstan – Fédération de Russie – Turquie – Turkménistan :

La construction de centrales hydroélectriques et de retenues d’eau sur presque tous les cours d’eau servant de frayères a entraîné une réduction abrupte de l’étendue des frayères disponibles pour toutes les espèces d’esturgeons. Les barrages et la régularisation ultérieure du régime des eaux ont diminué l’aire de AC18 Doc. 7.1 – p. 25
répartition des esturgeons de 100 à 200 km dans tous les cours d’eau (sud de la mer Caspienne) (80% des frayères ont été éliminées dans le bassin de la mer Caspienne)

Presque tous les cours d’eau de l’aire de répartition de ces espèces souffrent d’une forte pollution. De 1978 à nos jours, le taux de pollution provenant du pétrole et d’autres effluents industriels a augmenté de manière spectaculaire dans presque tous les fleuves qui se jettent dans la mer Caspienne.

La Kura (Azerbaïdjan) est un des principaux vecteurs de la pollution due au drainage, à l’exploitation minière et aux effluents industriels déversés dans le secteur amont du fleuve (Géorgie et Arménie) où les eaux charrient de fortes concentrations de métaux lourds tels que du cuivre et du molybdène

« La Documentation Française »

Environnement, pêche, caviar :
les contraintes d’exploitation

La mer Caspienne est un lieu d’exploitation contraignant, à la fois par les fluctuations de son niveau, par sa faible profondeur qui la transforme par endroit en banquise plusieurs mois par an, et par un écosystème fragile qu’il faut protéger car source d’une autre richesse, le caviar.

Fluctuations du niveau de la mer

Après avoir baissé depuis les années 30 jusqu’en 1978, le niveau de la mer est remonté de plus de deux mètres, inondant des millions d’hectares et menaçant les installations portuaires et industrielles. Depuis 1995, le niveau se serait stabilisé et baisserait même de 25 cm par an, selon des relevés par satellite. On a émis l’hypothèse que la cause en serait les variations du débit de la Volga qui fournit à la Caspienne 80 % de son volume d’eau.

Pêche et caviar

En vingt ans, la pollution et le braconnage ont eu pour conséquence une baisse de 90 % des esturgeons dans la Caspienne, passés de 142 millions à 12 millions, selon la CITES, Convention des Nations unies sur le commerce international des espèces menacées.
Après la chute de l’Union soviétique, l’activité dérivant de la pêche a beaucoup diminué sur les bords de la Caspienne, notamment en Azerbaïdjan suite à la fermeture de nombreuses conserveries. La pêche illégale et le commerce d’esturgeon et du caviar permettent de survivre à des dizaines de milliers de gens dans des villes littorales de la Caspienne.
Pour lutter contre la pollution industrielle, la pêche incontrôlée de l’esturgeon pour son caviar, la surexploitation des ressources marines et la destruction de la diversité biologique de la région, les cinq pays ont coordonné leurs efforts et en novembre 2003, à Téhéran, ils ont signé une Convention-cadre pour protéger l’environnement de la mer Caspienne, premier texte fédérateur des cinq pays.

Pollution industrielle et agricole

La Volga recueille les eaux usées et la pollution industrielle de la partie la plus peuplée et la plus industrialisée de la Russie. Ces déversements ont augmenté durant la deuxième moitié des années 1980 et les années 1990 et ce, en dépit d’une prétendue campagne de nettoyage de la Volga et des fleuves de l’Oural, lancée en 1972. Il s’agissait alors d’un des premiers projets publics de dépollution des cours d’eau, mais cette campagne n’a pas été menée à son terme et de nombreux ministères ont été accusés de négligence ou de lenteur dans l’application des mesures préconisées et soupçonnés de ne pas avoir consacré au projet la totalité des capitaux engagés. A la fin des années 1980, le niveau de pollution de la Volga et de ses affluents était jugé « extrêmement élevé » et s’est aggravé durant les années 1990.

L’Oural, autre tributaire de la Caspienne, cumule la pollution industrielle de deux pays. Ainsi après que ses eaux aient été souillées en Russie par les rejets du complexe sidérurgique de Magnitogorsk, ce fleuve traverse le Kazakhstan et récupère la pollution engendrée par l’agriculture héritée du modèle soviétique qui s’est poursuivi bien après l’indépendance du pays. Ainsi, au début des années 1990, la quantité d’engrais chimiques et de pesticides employée dans les républiques d’Asie centrale était de 20 à 25 kilos par hectare, alors que la moyenne pour l’ensemble de l’Union soviétique était de 3 kg. Ces résidus d’une agriculture mal gérée se sont cumulés à une pollution industrielle incontrôlée.

Chaque année, la Caspienne reçoit 140 millions de tonnes de polluants. Le taux moyen de pesticides par litre dans la partie nord, notamment celle du delta de la Volga, est de 44 mg/l. A titre de comparaison, la mer d’Azov, considérée comme une zone de catastrophe écologique par le ministère russe de l’environnement et des ressources naturelles, n’en contient en moyenne que 7mg /l. A la pollution fluviale s’ajoute celle du principal centre urbain de la région, Astrakhan, qui est également un important foyer industriel (liquéfaction de gaz et extraction de soufre), menaçant tout particulièrement l’agriculture maraîchère et l’industrie du caviar. Cependant les études réalisées ont démontré que la pollution de la mer Caspienne résulte plus des rejets transportés par la Volga que des activités industrielles ou agricoles des zones littorales. Enfin, le delta de la Volga lui-même est très réceptif aux diverses pollutions : en effet, il se situe en dessous du niveau de la mer comme la majorité du littoral caspien, et son écosystème est fragile. Il convient enfin de rappeler que la Caspienne étant une mer fermée, elle est moins à même d’absorber la pollution qu’un océan ouvert.

mer caspienne

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